13 mai 2008
Pour Cathy, ma salade et moi, on s’est fait glamour!
Cathy aime les récaps’ sur des thèmes qui ne sont pas « glamour » et ce ton décalé sur des recettes qui restent des classiques délicieux me plaît beaucoup. Je lui ai déjà soumis une ancienne recette de salade de pommes de terre, thon et haricots verte, sauce cidre et mangue pour son Salade de patates day et aujourd’hui je vous propose cette salade contenant des ingrédients plus classiques mais elle était à se taper le c… par terre tant elle était délicieuse. Et pourtant, c’est en non amatrice de pommes de terre bouillies et de salades de pommes de terre que je m’exprime devant vous aujourd’hui ;-)
Merci Cathy pour m’avoir permis de cuisiner à nouveau ce plat qui n’est pas dans mes habitudes. Le truc glamour de la recette ? Une vinaigrette au jus de citron et au cumin complètement démente et qui sublime toutes les saveurs (attention, ajoutez-le à votre convenance car j’ai la main lourde dessus tellement j’aime ça).
Salade de pommes de terre
légèrement espagnole, légèrement marocaine

4 grosses pommes de terre
4 ciboules hâchées
1 poignée de persil plat
2 petits chorizo, en tranches
2 œufs durs
quelques tomates séchées
quelques cœurs d’artichaut marinés
2 poivrons grillés en bocal
Jus de 2 citrons
¼ tasse d’huile d’olive
2 cc de cumin
Sel, poivre

Faites cuire les pommes de terre dans l’eau bouillante.
Pendant ce temps, faites chauffer une poêle anti-adhésive et faites revenir les rondelles de chorizo sans ajout de matière grasse jusqu'à ce qu’il soit un peu grillé (mais pas noir !). Retirez les rondelles et égouttez-les sur du papier absorbant.
Lorsque les pommes de terre sont cuites, égouttez-les puis épluchez-les et coupez-les en gros cubes. Mélangez-les au chorizo, aux œufs durs coupés en quartiers, aux tomates séchées, aux artichauts, aux ciboules et aux poivrons coupés grossièrement.
Séparément, mélangez le jus de citron avec l’huile, émulsionnez puis ajoutez le cumin et assaisonnez. Versez sur la salade tiède et servez immédiatement.

12 mai 2008
Croissants de lune de bonheur : Mexican Wedding Cookies
J’avais une recette de ces cookies mexicains sous le coude mais il n’était pas dans mes intentions d’en préparer tout de suite. A vrai dire, je ne suis pas tellement friande de petits biscuits secs. C’est une lectrice qui m’a demandé si j’en avais une recette car mon kringle aux noix de Pécan lui faisait penser aux ingrédients de ces petits gâteaux.
Et elle a tout à fait raison ! Du coup, j’ai recherché ma recette pour en confectionner ce weekend et j’espère, lui faire plaisir. Vous les trouvez soit sous forme de boules, soit sous forme de croissants donc le choix de la forme vous appartient. Ils sont plutôt faciles aussi à préparer avec vos enfants pour les changer de la pâte à modeler ;-) Alors puisque c’est férié pour vous en France aujourd’hui, qu’attendez-vous ?
Mexican wedding cookies

(pour 12)
165 g farine
125 g beurre mou
65 g sucre glace
1 cc extrait de vanille liquide
1 cc extrait d’amande amère
1 cc eau
40 g noix de Pécan hâchées grossièrement
30 g amandes moulues
sucre glace
Fouettez le beurre et le sucre glace. Ajoutez les extraits de vanille et d’amandes, et l’eau. Ajoutez ensuite la farine, puis les noix et les amandes. Ramassez en boule et réfrigérez 2h.
Préchauffez le four à 160 ºC.
Formez des boules ou des croissants et déposez-les en les espaçant sur une plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé. Faites cuire 15 à 20 minutes puis laissez refroidir sur une grille. Lorsque les cookies sont refroidis, saupoudrez de sucre glace. Conservez à température ambiante dans un récipient hermétique.

08 mai 2008
CDL 11 – La langoustine batifole dans les asperges…Coquine, va ! Tu peux pas faire ça ailleurs ??
Mes amis, je ne sais pas si vous suivez un peu différents blogs mais je viens de faire la constatation suivante. Il y a deux choses qui selon moi sont la preuve d’un printemps bien établi, ce sont les petits oiseaux qui gazouillent de partout dans les rues et notre Mamina nationale qui s’éclate pour notre plus grand plaisir avec les asperges, son deuxième péché mignon avec les coquilles St Jacques si je ne m’abuse… Plus aucun doute n’est possible, il est là et bien là notre printemps (et déjà bien avancé même :-(
Je n’apprécie les asperges que depuis peu. Impossible pour moi de les manger en conserve et je n’aime toujours pas les asperges blanches fraîches non plus. Par contre, je me laisse maintenant parfois tenter par les vertes pour peu qu’une recette en contenant attire ma curiosité.
En ce qui concerne la recette de Jean-Jacques Barbot d’aujourd’hui, je m’y lancerais corps et âme s’il m’était possible de mettre la main à Charlottesville sur ses satanées langoustines dont je raffole ! D’ailleurs, y aurait-il un français vivant aux USA qui me lit et qui pourrait me dire si cette bestiole a été bannie du pays ? Pour les rock shrimps (sorte de bébé homards), pas de problème, mais pour les langoustines…que d’chi !
Bref, je vais peut-être faire comme le fan number one de Jean-Jacques – j’ai nommé Mr Lolotte, le seul, l’unique – qui a remplacé les langoustines par des crevettes dans la vichyssoise qu’il nous a proposé la semaine dernière et dont vous pouvez lire l’appréciation élogieuse de mon gourmet gourmand goulu d’amour – ceux qui le connaissent me comprendront ;-) D’ailleurs, petit message perso, tu vas pouvoir l’essayer chez Gropapi cette semaine, il en trouve, lui, des langoustines !! Des bisous à tous et à minipuce;-)
Mais revenons à nos moutons la recette de Jean-Jacques…Que vous dire de plus a part de regarder la belle assiette qui suit et qui se suffit à elle-même : sublime ! Et merci Jean-Jacques !
Fraîcheur de queues de langoustines rôties
aux pointes d'asperges vertes

(pour 4)
1 kg d’asperges vertes
20 queues de langoustines décortiquées
10gr de maïzena
4 feuilles de gélatine
environ
20 g d’œufs de hareng fumé
graines de sésame grillées
piment doux fumé
sel/poivre/Tabasco
pluches de cerfeuil
**
*Peler les asperges vertes en prenant soin de garder intactes les pointes sur une longueur de 6cm, et conserver les épluchures (normalement les asperges vertes ne s’épluchent pas mais elles serviront pour le coulis d’asperges vertes).
*Les botteler et les cuire à l’eau bouillante en les gardant croquante et les égoutter sur papier absorbant. Conserver la cuisson.
*Couper les pointes à 6 cm, les réserver sur un plat et couper les queues en petits dés, les mettre dans une casserole avec un peu de cuisson d’asperge, faire bouillir et mixer finement, lier avec la maïzena, ajouter la gélatine ramollie et faire ensuite refroidir avant d’incorporer le même poids de crème fouettée afin de confectionner un bavarois. Assaisonner avec le sel et le tabasco et verser dans un moule suivant votre goût et mettre au froid. Démouler après 2 heures de prise.
*Faire cuire ensuite les « épluchures « d’asperges dans un peu de cuisson, les égoutter et les passer très finement au « steca ». Détendre avec un peu de cuisson et faire bouillir ensuite avec 2 dl de crème uht, rectifier l’assaisonnement sel /poivre et faire refroidir.
*Plaquer les queues de langoustines sur plaque téfal avec un peu d’huile d’olive, quelques graines de sésame grillées et soupoudrer de poudre de piment doux fumé, saler. Cuire a 250° C pendant 2min maxi. Sortir et éponger sur papier absorbant.
*Monter une crème fouettée avec en fin ½ dl de vodka, assaisonner sel/Tabasco
*Dressage : badigeonner les pointes d’asperges avec un peu d’huile d’olive, les assaisonner et les disposer en éventail. Couper une tranche de bavarois d’asperge, poser un rosace de crème fouettée, une petite quenelle d’œufs de hareng fumé, une pluche de cerfeuil. Poser délicatement les queues de langoustines tièdes et verser entre chaque queues un peu de coulis d’asperges verte froid.

07 mai 2008
Le frometon, ça pue…mais c’est si bon ! Artichauts farcis à l’italienne de Giada de Laurentiis
J’avais prévu de publier cette recette pour participer au Give me a A de Bernie’s Crumble mais par faute de temps, je vous la propose seulement maintenant. Vous allez me dire « bah, mais ça n’a rien d’original, ça, Lolotte ! » Et je vous répondrais Que nenni ! J’adore les artichauts mais je n’ai jamais osé dépasser le stade de la simple cuisson dans l’eau bouillante pour les déguster avec une petite vinaigrette. C’est toujours ma version préférée à ce jour mais depuis longtemps, j’avais envie de tester les artichauts farcis mais cela me semblait trop compliqué à exécuter. Jusqu'à ce que Giada de Laurentiis (encore elle ;-) me démontre que c’était tout simple en réalité, pour peu que vous disposiez d’un couteau de taille adéquate et bien aiguisé – en clair, ce n’était pas mon cas mais je suis tout de même parvenue à mes fins !

Ses artichauts farcis au gorgonzola et aux herbes ont eu raison de ma timidité culinaire et c’est en Lolotte victorieuse et deshinibée de l’artichaut que je partage avec vous sa merveilleuse recette, simple et relativement rapide. Quel délice ! J’ai plein d’idées en tête pour de nouvelles farces – sans attrapes !
Artichauts farcis au gorgonzola et aux herbes
(pour 2)
2 artichauts
1 citron
130 g de gorgonzola
1 cs de crème liquide allégée
poivre
2 cs de thym frais
2 cs de persil
2 cs de chapelure
½ cs d’huile d’olive
Coupez les artichauts à environ 3 cm du haut et retirez la base de façon à ce qu’ils puissent tenir debout, retirez quelques feuilles autour de la base. Coupez les bouts poitus qui resteraient sur les feuilles à l’aide de ciseaux de cuisine. (Voir la méthode en images ici).
Portez un grand volume d’eau à ébullition et ajoutez le jus de citron. Faites cuire les artichauts environ 30 minutes ou jusqu'à ce qu’ils soient relativement tendres. Egouttez et laissez refroidir un peu.
Pendant ce temps, mélangez ensemble le gorgonzola émietté, la crème, le thym, 1 cs de persil et le poivre. Dans un autre bol, mélangez la chapelure avec 1 cs de persil.
Préchauffez le four à 205 ºC. Retirez les feuilles du centre des artichauts ainsi que le « foin » à l’aide d’une petite cuiller. Répartissez la farce au centre et entre les feuilles. Saupoudrez de chapelure et arrosez d’un fin filet d’huile d’olive. Faites cuire environ 25 minutes jusqu'à ce que la chapelure soit dorée et croustillante.

05 mai 2008
Cappuccino de fruits exotiques à la citronnelle de Cyril Lignac – parce qu’il fait déjà bien chaud!
Ca y est, la clim est devenue indispensable dans les appartements, il fait maintenant -15 au labo parce qu’avec nos amis américains, c’est toujours tout ou rien. Vive les cols roulés en été et les petits top a bretelles en plein mois de décembre !
Merci à ceux qui se sont inquiétés de mon silence des jours derniers. Je vous ai dit que je continuerais en y allant « mollo », notamment parce que je travaille beaucoup, même le weekend et qu’avec ce climat et mes occupations, je n’ai pas très faim. Un blog de cuisine en pâtit, forcément…Sans compter que toute source de chaleur pour cuisiner est déjà assez insupportable.
Ce sont donc les fruits et les desserts aux fruits qui s’imposent car toute fraîcheur est la bienvenue. J’ai choisi de tester cette recette du magazine de Cyril Lignac qui a en fait été publiée pour les fêtes de fin d’année ;-) Mais je le trouve parfait pour la belle saison.
Seul bémol personnel, je n’ai pas tellement aimé ce « jus » de fruits sur la « salade » de fruits car je ne suis pas très « sauces », bien qu’il soit l’essence de ce dessert. La prochaine fois, j’augmenterais le rapport salade/jus !
Cappuccino de fruits exotiques

(pour 4)
1 mangue bien mûre
1 papaye
½ ananas
1 banane
1 bombe de chantilly (je l’ai faite maison)
Sirop :
1 tige de citronnelle
40 g de sucre
1 gousse de vanille
10 cl d’eau

Coupez la citronnelle en rondelles fines. Fendez la gousse de vanille en deux et faites chauffer l’eau et le sucre avec la vanille et la citronnelle, jusqu'à ébullition puis laissez refroidir et filtrez.
Epluchez les fruits, coupez les en gros dés et la banane en rondelles. Réservez un peu de chaque fruit pour la finition, que vous détaillerez en petits cubes.
Mixez le reste des fruits, ajoutez le sirop et mélangez. Passez le tout a travers une passoire fine.
Répartissez les dàs de fruits au fond de verres, ajoutez la purée de fruits et décorez avec la chantilly maison ou en bombe. Servez avec des mikados au chocolat et à la noix de coco.

30 avril 2008
Ode au printemps (des légumes), et à l’amour!
Barbinou nous a donné récemment une définition magnifique du printemps et des petits bonheurs qui l’accompagnent. Il évoque insouciance et fraîcheur – quoique dans mon appartement de Charlottesville, VA, la clim tourne déjà presqu’à fond !
Les plats en sauce et/ou trop consistants ne m’attirent donc pas tellement et mes proches pourraient attester du fait que j’aime les plats qui restent très simples même lorsqu’ils sont très raffinés. L’un n’empêche pas l’autre et il me semble que Monsieur Bras fait partie de ces virtuoses des gamelles qui l’illustrent parfaitement.
Voici ma modeste idée d’un Printemps des Légumes que je propose au concours organisé par 750g.com. Enfin quand je dis "ma", c’est plutôt "notre" idée. Car Monsieur Lolotte, s’il n’a pas de blog et que nous n’avons pas les moyens de nous offrir de si jolies tables, est un admirateur des créations de Michel Bras et m’en parle souvent. C’est pour pour lui que j’ai voulu participer.

Je voulais d’abord lui en faire la surprise. Puis je lui en ai soufflé mot et nous avons passé des moments merveilleux au téléphone à échanger nos idées. C’est amusant, une cuisine à quatre mains, une équipe fonctionnant «à distance » entre l’Angleterre et les Etats-Unis.
J’ai tenté de respecter au mieux les consignes du concours. Je voudrais seulement préciser que je vis en Virginie aux Etats-Unis (plus que pour deux mois !) et qu’avec un climat subtropical n’ayant rien à voir avec celui de la France, il ne m’a pas été aussi facile qu’à vous tous de trouver des légumes primeurs poussés localement vendus au petit marché de Charlottesville et qui rentraient dans les critères de sélection. J’ai quand même fini par trouver et les légumes que j’ai utilisé sont les artichauts, les fèves, les petits pois et les asperges.
Nous nous sommes donc accordés sur une préparation "quasi" végétarienne, la fraîcheur et la simplicité d’exécution restant la ligne conductrice de notre idée, ainsi qu’un jeu sur différentes textures : liquide et croquant ainsi qu’un chaud/froid et du sucré/salé dans:
- Une gelée d’eau de tomates, ses mouillettes d’asperges et sa petite brochette
- Un artichaut tiède au granité de thym et key lime* au sirop d’érable, et petites pensées (qui va fondre, se transformant en une sauce au contact de la chaleur)
- Une verrine croquante de fèves, petits pois, pomme granny, kiwi et sa vinaigrette de kumquats confits au gingembre et xérès
* Les key limes sont ces petits citrons verts que vous pouvez voir sur les photos qui sont plus acides et amers que les citrons verts. Ils sont l'ingredient principal de la Key Lime Pie américaine.
Cher Monsieur Bras, si jamais vous passiez par-là, je vous propose la participation de deux jeunes amoureux amateurs fauchés mais friands de bonne chère, très éloignés l’un de l’autre sur des continents où ils n’ont pas facilement accès aux bons produits et à la bonne gastronomie française, et qui seraient heureux d’avoir la généreuse opportunité de pouvoir se réunir autour de votre table magique pour célébrer leur amour. Sinon, nous vous remercions tout de même pour nous avoir permis de passer de merveilleux moments à échanger nos idées pour concocter ces petites choses qui se laissent manger – mais pas pour la facture de téléphone;-)
"Trio-de" d’amuses bouches printanières

Gelée d’eau de tomates, mouillette d’asperges et sa brochette (pour 6)
4 grosses tomates
3 pincées de fleur de sel
1 pincée de sucre
2 feuilles de gélatine (5 g)
Décors : zestes de key lime et réduction de balsamique
3 champignons de Paris
2 tranches de jambon de Parme (2 x 3 lamelles)
18 asperges
Lavez les tomates et coupez-les en quartiers. Ajoutez le sel et le sucre puis laissez-les dégorger leur eau en les écrasant de temps en temps, pendant min.
Transférez-les ensuite dans une passoire à mailles fines et récupérez l’eau (250 mL).
Ramollissez la gélatine dans de l’eau froide. Pendant ce temps, faite chauffer 50 mL d’eau de tomates. Ajoutez la gélatine essorée et faites dissoudre à feu doux. Ajoutez le restant d’eau de tomates. Répartissez dans des verrines et réfrigérez le temps que la gelée prennent.
Déposez une goutte de réduction de balsamique et dessinez une étoile avec un cure-dent. Posez un peu de zeste de key lime.
Réalisez de petites brochettes avec ½ champignon de Paris et une lamelle de jambon de Parme enroulée enfilés sur une pique.
Faites cuire les asperges dans de l’eau bouillante salée jusqu'à ce qu’elles soient tendres puis égouttez-les et immergez-les immédiatement dans de l’eau froide contenant des glaçons. Coupez un peu la base pour obtenir des tronçons pas trop longs et adaptés à la taille des verrines (pour la présentation) et réalisez de petits fagots de trois asperges avec de la ficelle de cuisine.

Artichaut tiède et pensées, son granité au thym, key lime à l’érable
6 petits artichauts
30 cl d’eau
1/3 tasse de vin blanc
4 branches de thym frais
50 g de sirop d’érable
jus de 4 key limes (ou de 1 citron vert)
Décors: pensées
Préparez le granité au moins 1h à l’avance.
Portez l’eau à ébullition. Hors du feu, ajoutez-y les branches de thym et laissez infuser 5 minutes. Retirez-les puis ajoutez le sirop d’érable, le vin blanc et le jus de citron. Placez dans un récipient au congélateur, en remuant/grattant de temps en temps avec une fourchette.
Coupez la tige des artichauts. Coupez ensuite les artichauts au 2/3 de leur hauteur. Frottez la base et les feuilles de jus de citron puis faites-les cuire dans l’eau bouillante salée pendant environ 30 minutes ou jusqu'à ce que les cœurs soient tendres. Egouttez-les puis laissez refroidir afin de pouvoir retirer les feuilles du centre et de gratter le cœur à l’aide d’une petite cuiller pour retirer les poils. Décorez de pensées entre les feuilles et garnissez de granité juste au moment de servir. Saupoudrez de thym frais hâché.

Verrine croquante et sa vinaigrette aux kumquats confits au gingembre et xérès
2 poignées de petits pois (une fois écossés)
2 poignées de fèves (une fois écossés)
1 kiwi épluchés coupé en petits cubes
½ pomme granny en petits cubes
Sel, poivre
3 cs de purée de kumquats confits (ci-dessous)
3 cs d’huile
2 cs de vinaigre de xérès
20 kumquats brossés et coupés en rondelles
170 g de sucre
30 cl d’eau
1 cc de gingembre en poudre
Décors : purée de kumquats confits, amandes effilées
Faites cuire séparément les petits pois et les fèves dans de l’eau bouillante légèrement salée. Egouttez-les puis plongez-les dans un saladier d’eau froide contenant des glaçons.
Mélangez les légumes, les pommes et le kiwi. Ajoutez une pincée de fleur de sel et du poivre.
Préparez la vinaigrette en passant 3 cs de purée de kumquats dans une passoire fine. Mélangez le jus récupéré à l’huile d’olive et au vinaire de xérès. Ajoutez au mélange précédent et répartissez dans les verrines. Décorez de purée de kumquats et d'amandes effilées.
Pour les kumquats confits, mettez-les dans une casserole d’eau froide et portez à ébullition puis laissez bouillir quelques minutes. Egouttez-les et passez-les immédiatement sous l’eau froide. Pour les confire, portez les 50 cl d’eau froide, les kumquats, le gingembre et le sucre à ébullition et laissez mijoter environ 40 minutes en surveillant jusqu'à ce qu’ils soient confits mais toujours de couleur claire. Transférez dans le bol d’un mixeur et mixez en purée.

J'en profite pour proposer la recette de l'artichaut tiède et pensées, son granité au thym, key lime à l’érable à Birgit pour son jeu Cuisiner avec les fleurs du printemps puisque pour une fois, j'ai trouve des fleurs qui se mangent;-)
Je lui propose cette photo:

29 avril 2008
Tiramisu trompe-l’oeil et léger (fruits, mousse de fromage blanc et crumble petits beurres)
Voici un petit dessert très rapide, que vous pouvez aussi présenter en verrine (en omettant alors la couche de biscuits) mais qui permet, si vous préférez une version en cercle comme moi, d’offrir à votre famille ou vos invités un petit dessert qui n’est ni un vrai tiramisu ni un vrai entremet mais qui est très léger et qui présente bien tout en n’y ayant passé peu de temps. En prime, c’est très frais, bon et le coût de revient est bas. Que demander de plus. Vous pouvez bien sur prendre des boudoirs au lieu des petits beurres mais ayant vu des versions de tiramisu aux petits beurre, j’ai voulu tester.
Faux tiramisu à la mousse de fromage blanc et aux fruits,
crumble de petits beurre

(pour 2)
150 g de fromage blanc 0%
2 cs de crème fraîche
2 blancs d’oeufs
2/3 cs de sucre (plus si vous aimez)
mangue fraîche
abricots au sirop
ananas frais
petits beurre aux pépites de chocolat
Fouettez le fromage blanc et la crème fraîche avec le sucre. Montez les blancs d’oeufs en neige et incorporez-les délicatement au mélange.
Au fond de cercles, déposez une couche de fruits, puis la crème, des petits beurres imbibés dans le jus des abricots, une couche de fruits et terminez par la crème.
Laissez prendre au frais au moins 2h.
Ecrasez des petits beurre et répartissez sur le dessus juste au moment de servir.

Je suis harcelee par un pervers de l'informatique, que puis-je faire? Quels recours ai-je?
Le message de ce matin est effacé car l'enquete avance. Les modérateurs de canalblog ont identifié l'IP de mon spammeur.
Les choses vont donc suivre leur cours.
Merci a tous ceux qui m'ont judicieusement conseillé.
28 avril 2008
A cœur coulant, rien d’impossible ! (Gordon Ramsay hot chocolate fondant)
Comme j'ai quelques heures de décalage avec la France, vous dormez encore et je fais la surprise à ceux qui ont émis le souhait que je continue mon blog. Bien que je n’ai jamais dit que je le fermerais! J’ai dit "peut-être" et je ne savais pas pour combien de temps, parce que j’en ai ras-le-bol de ce que deviennent les blogs culinaires et des utopies arrivistes (insensées) de certains. Mon blog, c'est mon petit plaisir-détente avec vous. C'est tout. Ce ras-le-bol, il est toujours là et j'ai besoin d'y aller mollo pour me préserver donc je ne sais pas quand ni comment je publierais. Je ne m'impose rien. Mais Karaté-Lolotte a de la ressource et a puisé dans les jours précédents la force de revoir la façon dont ELLE a envie bloguer et non pas comme "ON" a envie de le lui dicter ! Finalement, c'est un mal pour un bien comme on dit.
Je voulais remercier le plus chaleureusement du monde les quelques personnes sensées de la blogosphère et celles qui n’en font pas partie (un gentil petit crapaud qui se reconnaîtra et Jean-Jacques Barbot, que je félicite au passage pour son BIB Gourmand au Michelin;-) qui m’ont contacté en privé - chez moi, on n’est pas là pour un déballage de litres de morve stérile mais de vrais échanges entre personnes civilisées. Ca fait du bien de savoir que des gens ne sont pas dupes quant aux perfidies qui ont cours. Alors merci du fond du coeur.
Je présente mes excuses à tous ceux qui m’ont laissé des commentaires qui ont maintenant disparus avec mes derniers billets, ainsi que pour vous avoir ennuyés avec ces appartés somme toute nécessaires. Vous m'avez émue, mais par respect pour vous, je préfère revenir à nos moutons, la cuisine!
Pour continuer de ne pas se prendre au sérieux comme nous aimons vous et moi, voilà le refrain d’une chanson des Glochos (groupe breton presque traditionnel, inventeurs de la musique tpechno, avec des textes satyriques sur la société et qui devraient plaire à Muriel et Virginie;-) et sortie de leur album "Plein la D’jeule pour pas un rond" qui résume tout, n'est-ce pas?:
Rien à fout' on en à rien à fout'
Et de tout ça on en a rien à fout'
Voilà, passons à autre chose et quoi qu'il arrive maintenant, j'ignorerais et je continuerais toujours la tête haute et intouchable! J'aime les subtilités du français, la satyre et les jeux de mots. Je ne changerais pas!
Faut qu'j'vous raconte un truc de fou: Plus que jamais ce weekend, j’ai eu envie de bouffer du coulant;-) Après avoir milité des années contre ce dessert, j’ai retenté l’expérience mais il me fallait une recette à laquelle je pouvais oser faire confiance. Alors j’ai choisi le hot chocolate fondant de Gordon Ramsay (trois étoiles au Michelin). Et bien ? Si j’adore le chocolat et les gâteaux au chocolat et que Gordon Ramsay cuisine très bien, il n'empêche que je n’aime pas et n’aimerais jamais ce truc baveux dégorgeant, pas vraiment glamour car on en a plein les dents, et indigeste à souhait ! Décapitez-moi pour la peine mais rien n’y fera et il ne passera plus par moi! Je livre quand même la recette à ceux qui aiment ;-)
Pour la petite histoire, aux USA, on appelle un « coulant » un chocolate fondant ou un chocolate-lava cake (lava = lave).
Ramsay’s hot chocolate fondant

(pour 2)
50 g de bon chocolat noir
50 g de beurre (sale pour moi sinon rien !)
+ un peu pour les moules
50 g de sucre (normalement, 60g)
1 œuf + 1 jaune
50 g de farine
2 cs de cacao non sucré

Faites fondre le chocolat et le beurre a feu doux. Laissez refroidir 10 minutes.
Pendant ce temps, beurrez les moules et saupoudrez les parois de cacao.
Fouettez les œufs avec le sucre jusqu'à ce que le mélange blanchisse et devienne mousseux. Ajoutez la farine puis le chocolat. Répartissez dans les moules.
Préchauffez le four à 160 ºC puis faites cuire les coulants 12 minutes environ.

Mille bisous et toutes mes amitiés à vous qui me lisez parce que vous aimez la vraie communication, celle du coeur.
EDIT, BESOIN DE VOTRE AIDE POUR UNE RECETTE POUR Mr LOLOTTE:
Je cite:
"J'aime assez le coulant mais je trouve le chocolat chaud en effet un peu indigeste. Ne peut on mettre des glacons aux fruits (moi j'aime l'orange et le grand marnier avec le chocolat) au centre avant cuisson et avoir un fondant avec des fruits qui allegeraient le dessert et apporteraient differentes saveurs... si vous connaissez un coulant de la sorte faites le moi savoir."
Merci pour lui;-)
24 avril 2008
CDL 10 – Amuse-bouche ou entrée ? Au choix avec Jean-Jacques et sa vichyssoise parfumée au fenouil et aux langoustines
Qui a dit que soupe rimait uniquement avec hiver ? Non seulement on trouve maintenant souvent des soupes froides en entrée aux saisons chaudes, mais dans de nombreuses familles, le repas commence par une assiette de soupe tout au long de l'année. Même chaude, elle reste un plat léger ! C’était le cas chez mes grands-parents paternels, ainsi qu’au foyer de sœurs dans lequel j’ai passé les trois premières années de mes études. Eté comme hiver, pas question de déroger à la sempiternelle assiette de soupe en entrée ! Mieux valait d’ailleurs s’en gaver, tout comme des patates, ce qui suivait n’étant que rarement bon - chez les soeurs, pas chez ma grand-mère paternelle qui cuisinait comme un chef…


